Feuilles de Lierre dans des vases -Bios_502567-F.Bidault

Le lierre, entre Jekyll et Hyde

 

Une face panacée, une face méchant envahisseur. Le lierre, grimpante persistante incontournable, présente deux visages au jardinier qui l’adopte.

Sur un mur par exemple, son feuillage réduira les écarts de température d’un pignon septentrional, mais ses branches non taillées peuvent aussi soulever la toiture.
Certains Etats américains interdisent leur commercialisation car il est jugé comme trop invasif. A contrario, il a fait une entrée remarquée dans les maisons avec la vogue des plantes dépolluantes.
Et enfin, star incontestée des crèmes anticellulite, ses jolis fruits bleutés sont toxiques pour l’homme.
Pour que le côté positif l’emporte, sachez que le lierre n’étouffe pas les arbres sur lequel il s’accroche. Son cycle végétatif s’accorde même à son hôte pour lui permettre de se développer plus sereinement : il maintient l’humidité du tronc, préserve une certaine biodiversité dans son feuillage, et rebute même les cerfs attirés par l’écorce de l’arbre. Sauf que… S’il se développe trop sur un sujet faible, il le conduit à la mort en le privant d’eau et de nourriture.

Et oui, le Lierre est définitivement à double face !

 

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